2016/2017 Annual Report // Rapport Annuel 2016-2017

DIALOGUE ET MOBILISATION COMMUNAUTAIRE

Renforcer les communautés par l’entremise de prises de décisions plus inclusives et d’une collaboration accrue entre les secteurs.

Des gouvernements forts et des communautés fortes font partie intégrante du développement durable.

Pourtant, dans de nombreux pays en développement, les membres de la communauté ne sont pas consulté-e-s sur les enjeux qui ont le plus d’impact sur eux, que ce soit localement ou mondialement. Les gouvernements n’établissent pas toujours de processus formels pour mobiliser les communautés. Et si ces processus existent, les canaux de communication par lesquels les consultations sont réalisées excluent souvent les personnes les plus marginalisées.


L’exclusion sociale lors des processus de consultations communautaires est souvent le reflet de l’exclusion sociale au niveau gouvernemental. Par exemple, en 2017, seuls quelques pays ont atteint la parité femmes-hommes dans leurs gouvernements. Par conséquent, les priorités du gouvernement ne répondent pas toujours aux besoins les plus pressants, ni aux enjeux pouvant avoir un grand impact.


Le fossé qui existe entre le gouvernement et les communautés est encore plus grand dans les régions touchées par les activités minières. La croissance économique de ces régions est rapide et quelques entreprises clés deviennent des acteurs importants dans les économies locale, nationale et régionale. Les décisions d’affaires prises par ces acteurs peuvent mener à une croissance continue ou à un effondrement soudain. En recevant l’appui adéquat, les gouvernements et les communautés peuvent améliorer leur collaboration afin de mieux gérer le potentiel et réduire les risques liés au travail minier.

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Favoriser une prise de décision plus inclusive demande une approche pancommunautaire.

Afin de faciliter une discussion et un débat plus éclairés, tout le système doit être mobilisé au niveau local. Les gouvernements doivent apprendre à faire une place aux jeunes, aux femmes et aux autres groupes marginalisés et à les écouter. Il faut non seulement mener une refonte des approches et des processus actuels, mais il faut aussi démonter les préjugés à l’égard des jeunes et des femmes qui sont profondément ancrés dans les sociétés.


De l’autre côté, les membres de la communauté doivent être encouragés à prendre la parole lors des consultations publiques et à occuper un plus grand rôle dans la prise de décision. La sensibilisation et la formation au niveau de la communauté sont essentielles. La formation des gouvernements locaux peut aussi aider à créer un environnement plus favorable. Par exemple, les formations en ressources humaines peuvent aider à favoriser une plus grande diversité et une plus grande inclusion dans les pratiques d’embauche et de rétention, à développer des environnements de travail plus sensibles au genre et à promouvoir le leadership des femmes.

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L’EUMC pose les bases d’une meilleure collaboration entre gouvernements et communautés.

En 2016-2017, nous avons lancé, en collaboration avec le CECI, une nouvelle initiative en Afrique de l’Ouest qui vise à maximiser les avantages socio-économiques pour les communautés, en particulier pour les femmes et les jeunes. Au cours de cette première année, nous nous sommes concentrés sur la collecte de précieuses informations dans le contexte particulier des trois pays où notre initiative est mise en œuvre: le Burkina Faso, le Ghana et la Guinée. Ces renseignements ont guidé le développement de stratégies transversales pour l’inclusion des jeunes et du genre.


À travers notre travail en Afrique de l’Ouest, nous testerons aussi le nouveau cadre Beyond Zero Harm, une méthode participative de suivi social développée dans le cadre de l’Initiative Devonshire. Ce cadre a été créé au Canada par un groupe d’ONG, d’établissements postsecondaires et de compagnies minières. Leur but était de permettre à différentes parties prenantes les communautés affectées par les activités minières de développer une compréhension commune des conditions générales du bien-être des communautés. En utilisant cette approche, nous développerons et testerons un ensemble d’indicateurs élaborés pour mesurer les changements en termes de bien-être de la région.


Au cours de l’année passée, nous avons poursuivi nos efforts avec SACO en Mongolie, afin de renforcer la capacité des gouvernements et des communautés à gérer efficacement le secteur minier. Nous avons continué à concentrer nos efforts au niveau fédéral, dans la foulée des élections nationales de juin 2016. Nous avons ainsi pu développer de nouveaux partenariats, établir des relations et démontrer l’efficacité de notre approche. Ces efforts poseront les bases pour un futur travail au niveau provincial en Mongolie, là où les gouvernements sont plus proches des communautés.

« Je travaille comme conseiller en économie verte au Ghana, ce qui signifie que je travaille à l'élaboration de modules de formation et de contenu pertinent sur le plan environnemental pour les activités du projet.. Ce travail est particulièrement intéressant puisqu’il réunit mon intérêt pour l’industrie minière et mon expérience en science de l’environnement, ce qui m’offre une occasion unique de mettre en pratique ce que j’ai étudié et de développer de nouvelles compétences dans un environnement à la fois exigeant et stimulant. »

Steven Chang
Étudiants sans frontières, Ghana