2016/2017 Annual Report // Rapport Annuel 2016-2017

L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DES JEUNES ET DES FEMMES

Aider les jeunes et les femmes à obtenir des emplois justes et gratifiants

À travers le monde, le taux de chômage des jeunes et des femmes atteint toujours des taux disproportionnellement élevés.

Les jeunes ont la passion et l’ambition pour contribuer à l’économie de leur pays. Mais ils ont beaucoup de difficultés à accéder aux possibilités de développement des compétences et des expériences nécessaires à l’obtention d’un emploi juste et gratifiant.


À travers le monde, la situation ne s’est pas vraiment améliorée au cours des dernières années. En 2016, l’Organisation mondiale du travail (OMT) avait prédit que le chômage des jeunes à l’échelle mondiale continuerait d’augmenter. L’OMT a aussi indiqué que les jeunes femmes sont particulièrement susceptibles d’être au chômage en raison de leur âge et de leur genre. Le taux de chômage mondial des femmes en 2015 était 0,7 % plus élevé que celui des hommes.


Les jeunes de 15 à 24 ans représentent environ 18 % de la population mondiale et une plus grande concentration de jeunes vit dans les pays en développement. Si ces pays peuvent autonomiser les jeunes et les femmes afin qu’ils participent pleinement à l’économie, il en résultera un dividende démographique important. Mais ce résultat ne sera pas atteint si nous n’agissons pas maintenant.

Quelques chiffres

Partenariat pour l’emploi au Sri Lanka

0

établissements TVET, engagés à offrir des programmes de formation répondant mieux aux priorités du secteur privé

0

jeunes, incluant les jeunes femmes, formé-e-s et placé-e-s dans des emplois du secteur privé

0

personnes touchées par une campagne sociale nationale sur la dignité du travail dans le secteur des métiers et des technologies

Les possibilités de développement des compétences peuvent créer une voie plus directe vers l’emploi.

Les établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) sont des joueurs clés dans la réduction du chômage chez les jeunes et la croissance des économies nationales. En offrant des possibilités de formation spécifiques à un secteur, ils préparent mieux les jeunes à l’emploi dans des métiers spécialisés.


Afin d’être plus efficace, l’EFTP doit être profondément ancré dans les systèmes de marché existants. Une collaboration véritable entre le secteur de l’EFTP, les gouvernements, le secteur privé et la société civile est essentielle pour combler le fossé en matière d’emploi. En étant plus sensible et plus au fait des besoins des employeurs sur le terrain, les établissements d’EFTP peuvent élaborer des programmes qui dotent les jeunes de compétences pratiques et recherchées. Les employeurs potentiels sont aussi plus enclins à garantir que la participation aux programmes de formation mènera à des stages et des emplois après la diplomation. On peut ainsi motiver d’autres jeunes à s’inscrire à des programmes d’EFTP, et développer une plus grande main-d’œuvre jeune et compétente. Les gouvernements et la société civile peuvent aider à identifier les établissements d’EFTP et développer des solutions afin de surmonter les obstacles qui empêchent les populations marginalisées, particulièrement les femmes, d’accéder aux programmes d’EFTP, en développant par exemple des options de transport sécuritaire et des programmes de garderie plus abordables.


Dans plusieurs régions du monde, les établissements d’EFTP ne peuvent travailler seuls pour augmenter les possibilités d'emploi et la création de revenu. Dans des régions où il n’y a tout simplement pas assez d’emplois officiels pour répondre à la demande, des initiatives de formation en entrepreneuriat peuvent être une voie de choix vers le travail autonome. C’est particulièrement vrai en Afrique subsaharienne où les moyens de subsistance mixtes sont fréquents chez les jeunes. Les formations en entrepreneuriat peuvent aider les jeunes à créer leur propre réussite par l’entremise du travail agricole et du développement de petites entreprises.

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L’approche de l’autonomisation des jeunes et des femmes de l’EUMC s’étend et évolue.

En 2016-2017, nous avons poursuivi notre travail d’autonomisation économique des jeunes au Sri Lanka. Depuis 2014, nous travaillons avec les établissements d’EFTP et les employeurs potentiels afin d’accroître la présence des jeunes dans les secteurs de l'hôtellerie, de la construction, des TIC et de la mécanique. Bien que l’EUMC soit active au Sri Lanka depuis deux décennies, cette récente initiative adopte une approche beaucoup plus axée sur l’offre.


Une des conséquences les plus importantes de cette approche est que, contrairement à nos initiatives précédentes, les jeunes doivent être prêts à trouver un emploi auprès d’employeurs potentiels avant de commencer leur formation. Trouver un emploi en amont est difficile pour les populations marginalisées avec lesquelles nous travaillons, dont les jeunes femmes, les ex-combattants et les personnes handicapées, ceux-ci n’ayant souvent pas la confiance et l’expérience pour plaider leur cause dans un tel contexte.


Au cours de l’année passée, nous avons travaillé de près, tant avec les jeunes qu’avec les employeurs potentiels, afin de surmonter ce défi. Nous travaillons avec les jeunes afin qu’elles/ils développent leur confiance et nous les aidons à mieux percevoir les compétences qu’ils possèdent déjà. Nous travaillons aussi avec les employeurs potentiels afin de les aider à mieux comprendre le rôle positif de l’égalité femmes-hommes et de l’inclusion sociale dans le milieu de travail.


En 2016-2017, nous avons également élaboré une campagne de marketing social nationale, lancée en juillet 2017, qui vise à inciter les employeurs potentiels et les communautés en général à changer leurs perspectives sur l’employabilité des populations marginalisées. Au cours des deux prochaines années, nous espérons rejoindre 8,4 millions de Sri Lankaises et Sri Lankais grâce à cette campagne.


Nous étendons également nos programmes d'autonomisation économique à d'autres pays du monde. Au cours de l’année passée, nous avons aussi lancé de nouvelles initiatives visant à outiller les jeunes et les femmes des compétences nécessaires à leur réussite. Au Mali, nous avons contribué à un programme national visant à encourager l’entrepreneuriat des jeunes à travers le pays. Nous avons aussi collaboré avec le CLIC afin de lancer une nouvelle initiative pour l’autonomisation économique des femmes en Jordanie. En effet, malgré leur très haut niveau d’éducation, les jeunes femmes en Jordanie font face à des taux de chômage alarmants. Au cours des cinq prochaines années, nous chercherons à créer des environnements plus sensibles au genre dans les établissements de formation et dans les lieux de travail afin de combler l’écart important qui existe entre les femmes et les hommes.

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