2016/2017 Annual Report // Rapport Annuel 2016-2017

LE PROGRAMME D’ÉTUDIANTS RÉFUGIÉS

Paver la voie de la réinstallation par l’entremise de l’éducation postsecondaire des réfugié-e-s

Il y a aujourd’hui plus de 11 millions de réfugié-e-s de moins de 18 ans dans le monde.

Le nombre total de réfugié-e-s dans le monde a encore une fois augmenté en 2016, passant à 22,5 millions. Plus de la moitié de ces réfugié-e-s (51 %) ont moins de 18 ans.


Les enfants et les jeunes dans les contextes de réfugiés se voient refuser l’accès à des possibilités qui façonnent non seulement leur présent, mais définissent aussi leur avenir. Celles-ci comprennent l’accès à une éducation de qualité, du niveau primaire au niveau supérieur, des emplois justes et gratifiants, la liberté de circulation et la pleine participation citoyenne.


Bon nombre de jeunes réfugié-e-s sont forcé-e-s d’abandonner l’école précocement pour accepter des petits boulots parfois dangereux afin d’aider leurs familles à joindre les deux bouts. Seulement 1 % des jeunes réfugié-e-s ont accès à l’éducation postsecondaire.

Programme d’étudiants réfugiés

Coup d’œil 2016/2017

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étudiant-e-s réfugié-e-s se sont réinstallé-e-s sur des campus canadiens en 2016-2017

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établissements postsecondaires canadiens ont parrainé des étudiants-e-s en 2016-2017

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d’augmentation du nombre d’étudiant-e-s soutenu-e-s de 2015 à 2016

L’éducation postsecondaire apporte des compétences, des connaissances et l’espoir d’un avenir meilleur.

Le fait d’écourter l’éducation des jeunes réfugié-e-s n’est pas seulement dommageable pour l’avenir de ces jeunes et de leurs familles, mais aussi pour l’avenir de leurs pays. Qu’elles/ils soient intégré-e-s à leur pays d'asile, réinstallé-e-s ailleurs, ou éventuellement rapatrié-e-s dans leur pays d’origine, l’éducation peut aider à préparer les jeunes réfugié-e-s à leur avenir.


Pour celles et ceux qui retournent dans leurs pays d’origine, l’éducation postsecondaire peut les aider à développer les compétences et les connaissances dont ils ont besoin pour mettre en place un processus de reconstruction plus inclusif et assurer une paix plus durable. Les possibilités offertes à ces jeunes aujourd’hui peuvent contribuer à empêcher davantage marginalisation et d’exclusion à l’avenir.

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L’EUMC permet la réinstallation et l’accès à l’éducation postsecondaire par l’entremise du Programme d’étudiants réfugiés.

Depuis près de 40 ans, l’EUMC est engagée dans le Programme de parrainage privé de réfugiés du Canada (PPPR). En tant que seule signataire d’entente de parrainage à s’associer exclusivement à des établissements d’éducation postsecondaire canadiens, notre réseau a offert à plus de 1 700 jeunes réfugié-e-s des possibilités de réinstallation et d’éducation postsecondaire par l’entremise du Programme d’étudiants réfugiés (PÉR).


Adopter une approche inclusive du développement implique que nous examinons soigneusement notre façon d’élargir nos programmes afin de rejoindre les personnes les plus marginalisées, les plus vulnérables et les plus pauvres parmis les pauvres. C’est pourquoi les populations réfugiées sont depuis longtemps au cœur de nos programmes en éducation.


Cependant, même parmi les populations réfugiées, certains groupes sont encore plus marginalisés que d’autres. Pour placer des étudiant-e-s réfugié-e-s dans des établissements postsecondaires canadiens, le PÉR doit élever le seuil de ses critères de réinstallation. Les étudiantes et étudiants doivent posséder certaines compétences linguistiques, scolaires et relationnelles afin de s’épanouir dans l’environnement postsecondaire canadien. Le PÉR est donc complémentaire à nos programmes d’éducation dans les camps, qui aident les jeunes réfugié-e-s à développer leurs compétences afin qu’ils puissent un jour avoir accès à des possibilités d’éducation postsecondaires comme les nôtres.


En 2016-2017, nous avons aussi continué à faire progresser la compréhension mondiale des besoin particulier et des possibilités qui existent pour les jeunes réfugié-e-s. Nous avons participé et organisé plusieurs rencontres avec le HCR, le gouvernement du Canada et d’autres gouvernements à travers le monde, dont l’Irlande, le Brésil, plusieurs membres de l’UE, les États-Unis et le Qatar. Ces rencontres avaient pour buts de mettre en lumière la nécessité d’avoir plus de possibilités d’éducation pour les réfugié-e-s ; de souligner le rôle que peut jouer la communauté postsecondaire dans la réponse à la crise mondiale des réfugié-e-s ; et de partager les leçons apprises et les meilleures pratiques du PÉR au Canada.