2016/2017 Annual Report // Rapport Annuel 2016-2017

L’ÉDUCATION DES FILLES

Aider plus de filles à obtenir leur diplôme au Kenya

On estime que 15 millions de filles à travers le monde ne mettront jamais le pied dans une salle de classe.

La salle de classe est un endroit où l’on apprend, où l’on développe des compétences et où l’on noue des amitiés pour la vie. C’est là que jaillissent les étincelles de nouvelles idées et innovations. C’est aussi là que les scientifiques, les enseignant-e-s et les entrepreneur-e-s de demain découvrent leurs passions.


Pourtant, pour de nombreuses filles dans le monde, la salle de classe demeure hors de portée. Les infrastructures scolaires et les méthodes d'enseignement sont développées sans prendre en compte leurs incidences particulières sur les filles. On laisse ainsi toute la place aux préjugés basés sur le genre qui influencent la planification et la gestion scolaire.


Ces préjugés basés sur le genre façonnent les normes sociales. Nombreuses sont les familles croient qu’instruire les garçons est plus rentable. Les attentes scolaires pour leurs filles s’en trouvent réduites et on exerce sur elles une plus forte pression afin qu’elles trouvent d’autres façons de soutenir leur famille. Ceci peut prendre la forme d’une plus lourde charge de travail dont elles doivent s'acquitter à la maison, d’un décrochage scolaire pour gagner leur vie ou, dans les cas extrêmes, d’un mariage précoce et forcé.


Le corps enseignant n’est pas à l’abris ces préjugés basés sur le genre. Face à des classes surchargées, les enseignant-e-s doivent faire preuve de stratégie dans la manière dont ils enseignent. Sans le vouloir, il peut leur arriver de répondre davantage aux besoin des garçons qui ont des taux de présence et de participation plus élevés.

Voici les résultats de la première phase

de notre travail, financé par UK-aid, en faveur de l’éducation des filles au Kenya

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d’augmentation des résultats moyens en littératie

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des filles rapportent des améliorations dans l’attitude des enseignant-e-s

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d’augmentation du soutien de la communauté envers l’éducation des filles

Pour 10 garçons réfugiés inscrits à l’école secondaire, on compte moins de 7 filles réfugiées.

Les obstacles à l’éducation des filles sont accentués dans les camps et les contextes où il y a des réfugié-e-s. Les familles, à court de ressources, ont déjà du mal à répondre à leurs besoins de base et ont peu d’argent à consacrer à l’éducation.


Dans le même temps, les installations scolaires destinées jeunes réfugié-e-s sont conçues comme des solutions temporaires et ne répondent pas aux besoins d’éducation à long terme. Dans les crises de réfugiés prolongées que nous connaissons aujourd’hui, de nombreux jeunes sont né-e-s et ont grandi dans ces contextes qui peuvent difficilement être qualifiés de temporaires.


Dans ces circonstances, tous les jeunes réfugié-e-s font face à des obstacles dans l’accès à une éducation de qualité. Néanmoins, les filles réfugiées, font face à une double discrimination en raison de leur genre et de leur statut de réfugiées. Les filles réfugiées sont, par conséquent, plus sujettes à obtenir de mauvais résultats à l’école. Ce qui incite de nombreuses filles à abandonner l'école précocement. En dernière année du secondaire, il ne reste que très peu de jeunes femmes.


Pourtant, dans ces contextes où il y a des réfugié-e-s, l’éducation est plus importante que jamais. L’éducation peut jouer un rôle clé afin d’assurer des solutions durables pour les jeunes et leurs familles.

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L’EUMC accroît l’accès à une éducation de qualité pour les filles réfugiées au Kenya.

En 2016-2017, l’EUMC a poursuivi son travail pour favoriser l’accès des jeunes, particulièrement celui des filles et des jeunes femmes, à l’éducation dans les camps de réfugié-e-s de Dadaab et de Kakuma, ainsi que dans les communautés d’accueil environnantes, au Kenya. Ces efforts n'ont pas seulement pour but d’améliorer leur taux de présence, mais également leur taux de rétention et leur succès.


Aider les filles à franchir le pas de la porte ne constitue qu'une partie de la solution. La clé réside dans le soutien qu’il faut leur apporter afin qu’elles restent dans la salle de classe malgré les incroyables obstacles auxquels elles font face.


Le réussite dépend d’une approche multidimensionnelle. Au cours des cinq dernières années, nous avons :


  • apporté des améliorations sensibles au genre dans les infrastructures de 30 écoles ;
  • travaillé avec des dizaines d’enseignant-e-s dans 89 écoles afin qu’elles/ils adoptent une approche pédagogique sensible au genre pour impliquer davantage les étudiantes ;
  • fourni un soutien ciblé à des centaines de filles par l’entremise de cours de soutien s’adressant à la fois aux meilleures élèves et à celles qui risquent davantage d’abandonner ;
  • compensé les coûts de l’éducation des filles pour les familles marginalisées, notamment en offrant des bourses ; et,
  • impliqué la communauté par l’entremise de campagnes de sensibilisation multicanaux qui créent un consensus sur l’importance et la valeur de l’éducation des filles.


Dans la dernière phase de notre programme d’éducation des filles au Kenya financé par UK-Aid et lancé en 2017-2018, nous mettons à profit les réussites passées afin d’engendrer un impact encore plus durable pour les filles et leurs familles.


À l’avenir, nous voulons trouver de nouvelles façons d’atteindre les filles les plus marginalisées tout en nous assurant que les activités de notre programme profitent à tous les jeunes dans et aux alentours des camps.

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