2016/2017 Annual Report // Rapport Annuel 2016-2017

LES ÉCONOMIES INCLUSIVES

Encourager une croissance économique qui réduit les inégalités et qui permet à tout le monde d’en bénéficier

Les entreprises perdent au change en ne tenant pas compte du potentiel économique des femmes et des jeunes.

Avec les outils et le soutien adéquats, les jeunes et les femmes peuvent contribuer positivement à l’économie de leur pays. Pourtant, trop souvent, les acteurs du marché sont incapables ou réticents à faire de la place aux jeunes et aux femmes.


Le renforcement de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes est un aspect important pour permettre d'élargir les possibilités de génération de revenus qui favorisent une croissance économique inclusive. Cependant, afin d’arriver au changement nécessaire pour contrer la crise mondiale du chômage, nous devons aborder le problème sous plusieurs angles.


En plus de faire en sorte que les individus aient une place dans l’écosystème économique, nous pouvons adapter l’écosystème lui-même afin qu’il soit plus inclusif pour toutes et tous. L’autonomisation économique ne consiste pas seulement à s’assurer que les personnes marginalisées puissent obtenir un emploi et gagner leur vie. Il en va aussi de la qualité du travail que ces personnes exercent et de l’impact que cela aura sur leur qualité de vie.

LES ÉCONOMIES INCLUSIVES

Coup d’œil 2016/2017

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supplémentaire de produits frais se sont retrouvés sur des marchés à forte valeur ajoutée au cours des cinq dernières années

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volontaires internationaux ont contribué à créer des économies plus inclusives en 2016-2017

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personnes ont participé à des formations offertes par des volontaires dans 14 pays en 2016-2017

Tout le monde a quelque chose à gagner d’une croissance économique plus inclusive.

Pourtant, il n’est pas toujours facile de convaincre tout le monde de s’engager. Les gouvernements, les producteurs-trices, les entreprises et les organisations de la société civile doivent s’engager à travailler avec les jeunes et les femmes — et à travailler les un-e-s avec les autres.


Un de nos objectifs dans la promotion des économies inclusives est de réunir tout le monde à une même table. Nous devons d’abord clarifier les motivations des différents acteurs. Qu’est-ce qui incite chacun d’elles/eux à s’engager, à prendre des décisions et à agir? Les réponses à ces questions nous aident à déterminer où les différents objectifs se recoupent et à créer un tremplin pour plus d’inclusion et de changement.


Une fois tout le monde sur la même longueure d’ondes, nous travaillons avec nos différents partenaires afin de développer des innovations de marché qui peuvent transformer ces possibilités en solutions « gagnant-gagnant ». Ces innovations sont parfois menées par de grandes entreprises, optimisant leur capacité à mettre en valeur les pratiques inclusives dans un secteur entier. D’autres innovations visent les individus et les petites entreprises où il est possible d’aller à la racine du problème. Les grandes innovations éliminent à terme un obstacle pour de nombreuses personnes, alors que les plus petites interventions peuvent éliminer de nombreux obstacles pour quelques personnes.

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L’EUMC élimine les obstacles à des économies plus inclusives dans 19 pays à travers le monde.

Dans les Caraïbes, l’agriculture représente une part importante des activités économiques. Bien que la demande pour les produits locaux soi élevée, bon nombre d’agricultrices et agriculteurs ont du mal à se faire une place sur les marchés à valeur élevée, particulièrement les jeunes et les femmes. En 2016-2017, nous avons continué de travailler à la Barbade, en Dominique, en Guyane, en Jamaïque et à Sainte-Lucie afin de mieux connecter les agricultrices et agriculteurs marginalisé-e-s aux acheteuses et acheteurs de leur région.


En facilitant le tissage de liens entre les entreprises et les agriculteurs-trices, nous avons amélioré l’accès de ces dernier-e-s au crédit. Ce crédit peut les aider à obtenir des semences de meilleure qualité afin de cultiver des produits de meilleure qualité. Les entreprises en profitent puisqu'elles améliorent leur accès à des produits locaux de qualité qui répondent aux besoins de leur clientèle, alors que les agricultrices et agriculteurs en bénéficient puisque leurs revenus augmentent.


Bien d’autres facteurs contribuent à l’amélioration de la qualité des produits, au-delà du choix des semences. L’amélioration des pratiques agricoles et de la manutention des produits après la récolte en font partie. Afin de soutenir davantage les agriculteurs-trices et les producteurs-trices de la région, nous avons aussi collaboré avec les acheteurs-trices afin de clarifier et de simplifier leurs normes de qualité. Jusqu’à présent, neuf normes de qualité ont été créées et transmises aux agriculteurs-trices. Nous collaborons ensuite avec les gouvernements afin d’offrir aux agriculteurs-trices marginalisé-e-s des possibilités de formation qui peuvent les aider à répondre à ces nouvelles normes.


[Print Version Adaptation: En facilitant le tissage de liens entre les entreprises et les agriculteurs-trices, nous avons amélioré leur accès au crédit. Nous avons également clarifié et simplifié les normes de qualité, en plus d’offrir des occasions de formation aux jeunes et aux femmes, leur permettant ainsi un meilleur accès à des marchés à haute valeur ajoutée dans leur région.


En 2016-2017, l’EUMC a également poursuivi son travail visant à favoriser des économies plus inclusives, grâce à la coopération volontaire internationale. Les volontaires internationaux occupent une place de choix pour faire progresser les comportements et les pratiques de l’économie inclusive ; la diversité de leurs expériences et de leurs perspectives peut contribuer au développement de nouvelles innovations de marché. Répartis à travers 14 pays dans le monde, nos volontaires constituent aussi un réseau mondial grâce auquel les partenaires peuvent partager des ressources sur les enjeux intersectoriels de la croissance économique, tels que l’égalité femmes-hommes et la durabilité environnementale.


Par l’entremise du programme Uniterra, conjointement mené avec le CECI, nos volontaires internationaux ont travaillé avec 400 partenaires et acteurs-trices du marché. La majorité de nos volontaires — 66 % — sont des professionnel-le-s en milieu ou fin de carrière avec plus de 6 ans d’expérience. Nos volontaires sont issu-e-s d’un large éventail de parcours professionnels, notamment le développement des affaires, les ressources humaines, le marketing, les droits des femmes, l’agriculture et l’informatique. Représentant 20 secteurs économiques uniques, notamment l’agriculture, le tourisme, les textiles et les TIC, nos partenaires ont mobilisé leurs volontaires pour développer des innovations de marché qui améliorent les retombées économiques pour les jeunes et les femmes.


Les interventions que nos volontaires ont soutenues au cours de la dernière année représentent la diversité de leurs parcours. Elles comprennent de la formation pour les dirigeants et les gestionnaires du secteur textile au Sri Lanka ; la création de liens entre les entreprises canadiennes et les producteurs-trices de thé, de café, de cacao et de quinoa éthiques dans les pays du Sud ; et le développement d’une émission de radio afin de s’attaquer aux préjugés basés sur le genre dans le secteur de la construction au Ghana, en partenariat avec Radios rurales internationales.


Les volontaires internationaux poursuivent également leurs efforts de développement mondial une fois de retour au Canada. En 2016-2017, nos volontaires se sont engagés dans une campagne internationale afin de partager avec leurs parents et ami-e-s les expériences qu’ils ont vécues dans les pays en développement. Au cours de la dernière année, la campagne a atteint plus de 5,5 millions de personnes, visant à inspirer les Canadiennes et Canadiens à consommer éthiquement, ce qui permet d’autonomiser les producteurs-trices marginalisés à travers le monde.

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